SARKOSY ET SES COLLABORATEURS

Chaque mois, des dizaines de propositions de loi sont déposées. Une infime partie d’entre elles sont débattues et, a fortiori, votées.

Pour devenir une loi, une proposition de loi doit être inscrite à l’ordre du jour, par un groupe ou le gouvernement, puis votée dans les mêmes termes par l’Assemblée et le Sénat.


 

IL A OSÉ LE DIRE ... PIERRE BERNARD-RAYMOND (Sénateur des Hautes-Alpes) SOUHAITE PLUS D'EXPULSIONS !

expulsion-manu-militariDans un rapport paru en juillet au nom de la Commission des finances du Sénat, le Sénateur UMP, Pierre Bernard-Reymond, s’inquiète de la "diminution du nombre de retours forcés depuis 2006" et de l’ "effondrement du taux d’exécution des mesures d’éloignement forcé prononcées".

Moins d’une expulsion prononcée sur cinq est effectuée. Scandale ! Pour le sénateur, "cette évolution résulte de la forte augmentation du nombre d’interpellations" : + 90 % entre 2003 et 2008. Quatre-vingt-deux pour cent de ces sans-papiers arrêtés sont relâchés sur décision de justice (40 %), faute de laissez-passer consulaire (30 %) et faute de place dans les centres de rétention (20 %).

Conclusion du rapport : l’effort mené doit être poursuivi...


Mise en ligne : 4 novembre 2009Suite

LE MIEL DES MOTS ... LA VIOLENCE DES CONTRE-RÉFORMES

SARKO A VERSAILLESLe président avait convoqué pompe et décorum royal à Versailles pour une opération de communication postélectorale. Il voulait lui donner une allure de triomphe romain, hissé sur le pavois du scrutin européen qui, pourtant, ne lui a donné qu’un bien fragile avantage.

Cependant, les vibratos du discours de Toulon où il avait mis en cause le capitalisme financier avaient été convoqués pour tenir compte de l’inquiétude signifiée le 7 juin, « le malaise profond » qu’il n’a pu nier. C’est « le moment ou jamais de nous remettre en cause nous-mêmes », a-t-il prêché. Sa conversion a été poussée jusqu’à la recherche de « l’égalité républicaine », dont il proclamait il y a quelques semaines à Saint-Quentin qu’elle ne faisait « pas partie de ses valeurs ».

Mais les belles paroles dont il est prodigue en campagne – ouvre-t-il déjà celle de 2012 ? – n’ont qu’une fonction de maquillage. En la circonstance, sa conversion à l’écologie s’est bornée au recyclage de toutes les menaces qu’il fait peser sur le modèle social français. (...)


Mise en ligne : 11 juillet 2009Suite